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20.02.2008
Chef, j'ai besoin d'un coach !
Nouvelles fonctions, conflit avec un collègue, stress… Le coaching peut vous aider. Nos conseils pour convaincre votre patron de le financer.
Comment ça, vous ne connaissez pas de coach ? Vous voulez dire que vous n’en avez jamais consulté ? Vous ne seriez pas en train de vous laisser un peu aller sur le plan professionnel, vous ? Non, on ne plaisante pas ou à peine. Au train où vont les choses, un cadre sans coach sera bientôt aussi incongru qu’un metteur en scène newyorkais dépourvu de psy. PSA,Total, Thales, L’Oréal, EDF…désormais 90% des entreprises du CAC 40 en proposent à leurs managers, selon le Syndicat des organismes de conseil (Syntec).
Parti des grandes entreprises, le mouvement se démocratise rapidement. Alors la prochaine fois que vous serez confronté à une difficulté professionnelle, plutôt que de ressasser, stresser et casser les oreilles de votre conjoint le soir avec vos sempiternels «problèmes de boulot», pensez à demander un coaching. Voici comment l’obtenir et en profiter un maximum.
Dans quelle situation un coach est-il utile ?
Une sorte de psy qui connaîtrait le business et serait payé par la boîte pendant des mois, voire des années, pour écouter vos états d’âme et vous conseiller dans tous les domaines ? Ce serait sans aucun doute formidable mais, à moins d’être un P-DG du CAC 40, oubliez cette formule de luxe aussi appelée «coaching de dirigeant».
Pour bénéficier d’un accompagnement, le commun des cadres doit avoir à surmonter un problème précis. «Et strictement professionnel», prévient Robert Zuili, du cabinet Excelia. Exemple : vous êtes incapable de communiquer avec votre nouveau boss ? C’est pour le coach. En revanche, si vous avez un problème avec l’autorité en général ou si vous vous interrogez sur le sens de la vie, vous devrez sonner à une autre porte.
Le cas le plus fréquent de recours au coaching est très concret : la prise de nouvelles fonctions. L’objectif est alors d’aider le cadre à prendre la tête de sa nouvelle équipe et à assumer pleinement ses responsabilités sans stress excessif. Jean L., manager dans le cabinet d’audit Mazars, était ainsi angoissé à l’idée d’être promu au rang d’associé. «Six séances m’ont suffi pour me projeter dans mon futur poste et relativiser les enjeux», témoigne-t-il.
Autres bons «candidats» au coaching : les personnes dont la progression de carrière est entravée par le stress ou par une mauvaise gestion des priorités. «C’est typiquement le symptôme d’un sur investissement professionnel. Il est plus fréquent chez les femmes, qui en font souvent trop pour prouver ce qu’elles valent», explique Annie Cattan, du cabinet Pragmaty.
Il y a quelques mois, Caroline Kieffer, assistante de direction au sein d’une caisse de prévoyance, était dans ce cas. «Je ne comptais pas mes heures et prenais chaque remarque personnellement», se rappelle-t-elle. Patrick Amar, son coach, lui a fait comprendre qu’elle mêlait affectif et professionnel, et l’a aidée à prendre de la distance.
Troisième cas de figure, un peu plus rare : le coaching de résolution. L’accompagnement vise dans ce cas à régler une difficulté de communication ou même un conflit entre le coaché et son supérieur hiérarchique ou un membre de son équipe. Le problème est souvent lié à un blocage. Le rôle du coach est alors de l’identifier, ce qui prend généralement cinq ou six séances
Pour lire la suite : http://www.capital.fr/actualite/Default.asp?numero=67353&...
17:24 Publié dans COACHING | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Coaching de dirigeants, coaching, coaching d'entreprise, stress au travail
11.02.2008
J’ai coaché à Dakhla – 1200 km au sud de Casablanca
Il est 14 h quand l’ATR décolle de Casa et toute l’équipe que j’accompagne m’a déjà assigné un objectif : « Coach, ce soir avant la fin du dîner, tu dois nous tutoyer ». Mon métier c’est d’accompagner le changement, et là comme coach, je suis servie : je vais coacher dans le désert et tutoyer mes clients !
Il y a à peine 3 semaines, en vacances je reçois un email qui m’intrigue :
« Bonjour, je m’appelle Radia et je dirige une agence de communication événementielle à Casablanca au Maroc. J’ai été consultée par une entreprise souhaitant organiser un séjour de deux jours pour une équipe composée de 10 personnes. Nous avons évoqué l’éventualité d’être accompagnés d’un coach pour les aider à atteindre leurs objectifs. Qui, au sein de votre entreprise, pourrais-je contacter pour une offre tarifaire ?»
Début janvier, après un échange d’emails, je dis à Radia que j’ai besoin de mieux connaître les objectifs de son client. Et je reçois un brief par email. Je prépare ma proposition. Les dates retenues sont les 31, 1, 2 et 3 février. C’est OK. Un de mes clients vient de décaler son prochain Codir. 10 jours se passent et je n’ai plus de nouvelles. Je relance Radia qui m’explique que le décisionnaire est en vacances. Entre temps, elle m’envoie les photos de notre camp de base. Camp est bien le mot : en plein désert, une vingtaine de tentes, au bord de la mer, à 35 km de la ville la plus proche, c’est Dakhla attitude.
La photo que je reçois de la chambre ne me rassure pas. Bon, j’en ai vu d’autres mais la proximité (80 km) de la frontière Mauritanienne ne me dit rien qui vaille d’ailleurs ma maman s’inquiète :
- Et si les terroristes veulent faire un coup et vous enlève toi et toute l’équipe ?
- Hé bien cela te fera une belle cause à défendre. Tu viendras au Maroc. Tu organiseras un rassemblement au Trocadéro.
- J’irais voir Delanoë pour qu’il mette une photo de toi à l’Hôtel de ville
- Ok, je te l’envoie ce soir par email pour que tu aies le bon profil
- Ah c’est malin !
10 jours avant le départ, Radia m’apprend que j’ai gagné l’appel d’offre.
- Ah bon, vous aviez contacté plusieurs coachs ?
- Oui un marocain et 3 français
- Et quels ont été vos critères de choix ?
- Vous êtes la seule à avoir répondu de façon professionnelle et aussi vos références. Pourtant, je ne vous cache pas que vous êtes la plus chère.
Une téléconférence nous réunit sur Skype et Adel, le manager, me réaffirme ses objectifs. Cela me permet d’affiner le programme et de vérifier que je suis bien en phase avec lui.
Et voilà, en survolant Layoun, où chaque maison de terre semble une maquette qu’on aurait posée sur le sable, je suis à la fois excitée par l’expérience et anxieuse d’intervenir si loin de Paris dans une équipe d’une culture différente. J’appréhende ma spontanéité qui pourrait les choquer. Radia me rassure à ce sujet en m’affirmant qu’ils ont tous été à l’école Française ou fait des études aux Etats-Unis. N’empêche !
Nous atterrissons en fin d’après midi dans un « mini » aéroport et partons tous de suite pour le camp. En voulant prendre un raccourci, notre 4X4 s’enfonce dans le sable humide et pour la 1ère fois, je me sens comme une participante du Paris Dakar. Il faut descendre et dégonfler les pneus pour repartir. Nous arrivons avant la tombée de la nuit et après une rapide répartition des tentes, bien plus luxueuses que sur la photo, nous sommes tous ravis de nous retrouver sous la tente principale du restaurant pour le dîner : une délicieuse paella. Après 12 h de voyage, je suis contente de me glisser sur les 2 couvertures très épaisses. Le vent souffle si fort qu’on n’entend pas le ressac de la mer à une centaine de mètre.
A 7 heures du matin, il fait encore nuit quand je rencontre Radia sur le chemin de la douche. Elle m’indique 3 gros tuyaux derrière une ½ bâche qui ne cache rien. Nous ouvrons le robinet et l’eau explose en un jet boueux, saumâtre avec une forte odeur de souffre. Il fait froid et malgré notre vaillance affichée, nous convenons toutes les 2 d’une toilette de chat avec des lingettes.
L’idée de ne pas se laver pendant 3 jours nous fait éclater de rire, rien qu’en pensant à la tête que ces dames vont faire. Mais toute l’équipe jeune et dynamique surmonte le désagrément.
Nous nous retrouvons à 8 heures pour préparer la salle de réunion : une grande tente avec 3 tables et une dizaine de fauteuils de jardins en plastique font l’affaire. Radia a prévu un drap blanc en guise d’écran mais où sont les prises ? Il n’y a pas l’électricité. En 30 minutes c’est réglé : on nous tire un câble, une multiprise est installée et deux ampoules basse tension font office d’éclairage. Le vidéo projecteur est branché, l’ordinateur raccordé, le powerpoint projeté. Les petites bouteilles d’eau et les blocs sont posés sur les tables. Mise à part, la vue sur la mer, les tourbillons de sables, les rafales de vents et nos chaises qui s’enfoncent dans le sol, c’est comme si nous étions dans une salle classique d’un hôtel.
Sauf que les pauses, se font au soleil avec crêpes « mille trous » et thé à la menthe en regardant les fanas de kytesurf s’éclater sur les vagues. Après le déjeuner : un énorme plateau d’huîtres et des brochettes de poisson et des langoustes grillées au barbecue, nous avons du mal avec la reprise.
Les rires fusent, les non dits se découvrent. Toute la journée l’équipe réfléchit sur ses valeurs, points forts, points faibles, compétences…et le point d’orgue est la construction d’un magnifique totem, brillant et coloré.
Le lendemain, il est décidé qu’après une matinée de détente avec marche sur la plage et initiation au yoga, une douche chaude en lieu et place des douches froides des sanitaires collectifs sera organisée.
Après la relaxation, c’est la ruée sur les serviettes et les trousses de toilette. Premier arrivé, premier servi. Et chacune (nous sommes 8 femmes pour 2 hommes) d’imaginer déjà le plaisir inouï de l’eau chaude sur la peau. Dans un immense faitout en fonte, l’eau chauffe derrière les douches. Un sceau chacune, un gobelet pour s’asperger, c’est la douche marocaine telle qu’on la pratique au hammam. Quel pied ! Dans un premier temps, je m’asperge puis je me glisse carrément dans le sceau car le sol est glacial.
Cheveux mouillés au vent, Yasmina interpelle Selma :
- Je peux emprunter ton séchoir ? Adel éclate de rire
- Avec ce vent qui est plus puissant que n’importe quel séchoir ?
- Je crie : A table, les tagines sont servis.
Le temps se resserre et toute l’après midi est consacré à la Charte de l’équipe. A la pause, Selma nous lance : « je connais une dictée en une phrase : En l’occurrence, l’imbécillité est un dilemme étymologique » et cela finit par des blagues de blondes et de belges.
L’après midi est très productive, l’équipe est contente de ce qu’elle produit et nous décalons le dîner de 20 h à 21 h. Il fait froid et la journée se termine autour du feu de camp.
Dimanche matin, dernier round : comme il fait très beau plutôt que de finaliser le travail, tout le monde préfère aller se balader. Mais pas question d’occulter le tour de table final et je recueille les appréciations de chacun, leur motif de satisfaction et leurs engagements à mettre en application quand ils rentreront.
Dans l’avion du retour Adel me dit
- Et toi, Valérie, quel bilan fais-tu de ce séminaire ?
- C’est plutôt positif, finalement cela c’est bien passé. La crainte que j’avais par rapport à ma spontanéité n’a pas semblé vous gêner. Vous me l’auriez dit de toutes façon si cela n’allait pas ?
- Bien sur.
- Maintenant, je pourrais dire que je suis un coach worldwide. J’avais déjà coaché des clients par téléphone à Rome et à Londres.
- Non, cela ne compte pas, c’est l’Europe, tu vas trouver d’autres clients à l’étranger.
- Ok, mais tu mets la barre très haute !
« Mesdames, Messieurs, veuillez regagner votre place, attacher vos ceintures et redresser la tablette du siège, nous allons commencer la descente pour l’atterrissage vers l’aéroport de Casablanca, la température extérieure est de 17°, le ciel est dégagé. »
Je les quitte, une petite larme au coin de l’œil, en leur souhaitant bonne continuation.
Cette expérience fût pour moi « extra » ordinaire et 3 jours après j’ai toujours du bleu dans les yeux, l’odeur du souffre dans les narines et le bruit du vent qui me tourne la tête. Chokrane Radia et Adel.
09:15 Publié dans COACHING | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : coaching d'équipe, maroc, team building
10.02.2008
Coaching, souci de soi ou contrôle social ?
Avant il y a eu les prêtres, puis les psychanalystes, maintenant, il y a les coachs. Vous pensez peut-être que ce n’est qu’une simple mode, comme le management d’entreprise en a connu tant, que cela va disparaître aussi vite que c’est arrivé, vous avez tort. Il faut se rendre à l’évidence : le coaching est en train de prendre racine. C’est même un phénomène social tentaculaire. Il y a le coach d’entreprise pour apprendre à s’affirmer, le coach sportif pour se sculpter un corps de rêve, mais aussi le « life coach », celui qui vous aide à séduire vos partenaires ou à maintenir votre autorité sur vos enfants.
Mais qu’est-ce que le coaching, au fait ? Tentative de définition : « Le coaching est un processus d’accompagnement d’une personne et / ou d’une équipe dans le but de l’aider à réaliser les objectifs qu’elle s’est fixée : ces objectifs se doivent d’être réalistes, atteignables et bons pour la personne. Le coaching part d’une situation précise pour arriver à une situation cible. L’objectif est défini dans le temps et surtout il y a obligation de résultat - ce qui n’est pas le cas de la psychothérapie. »
Le berceau du coaching, c’est évidemment l’entreprise. Symptôme des temps : la plus prestigieuse des écoles de commerce, HEC, propose aujourd’hui une formation au coaching, en dix modules de trois jours. Des objectifs sont fixés aux individus ( être créatif, dynamique, être un leader à l’écoute des autres,…) en même temps qu’on leur propose des techniques de transformations de soi pour y parvenir : il s’agira de reproduire un comportement présenté comme exemplaire, surveiller ses manières de faire en réunion, d’apprendre à accepter la critique, etc.
Si l’employé peut viser dans cette démarche le bien-être au travail, la résolution de conflits quotidiens, l’entreprise y gagne, elle, une mise en conformité de ses salariés avec des modèles considérés comme performants. Gagnant-gagnant ? Le tout est de savoir quelle est la part d’intime, de complexe, et d’unique, que le coach est prêt à respecter, ou même si l’idée de frontière entre l’intime et le public a bien un sens pour lui. Car si la césure entre le privé et le public existe peu, on peut soit rapprocher le coaching des sagesses antiques et le considérer comme un travail de soi sur soi, une transformation délibérée en vue de l’action, tournée vers le monde, soit y voir un procédé invasif de contrôle social, une injonction à la performance liée à des objectifs de productivité ou de compétitivité qui aliènent le sujet plutôt qu’il le fortifie.
Pour écouter l'émission : http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissio...
19:15 Publié dans COACHING | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Coaching, France culture, François Delivré, podcast
06.02.2008
LE COACHING D'ORGANISATION
L'entreprise est une personne. Telle une personne physique elle a ses caractéristiques, ses modes opératoires, son histoire, ses valeurs et ses croyances. Et elle relève donc elle aussi du coaching.
La culture d'entreprise est à l'origine de la réussite de l'entreprise ; mais souvent aussi la raison d'une partie de ses difficultés. Nous tenterons une description pertinente et systémique de la culture en montrant comment elle tourne autour d'un point aveugle qui résiste même aux évolutions et aux changements. Olivier Devillard, membre titulaire de la SFCoach est, avec Dominique Rey, l'auteur d'une Etude pour le groupe Les Echos " Piloter la stratégie par la culture d'entreprise ". Parmi ses publications, citons " dynamiques d'équipes ", publié aux Editions d'Organisation et " coacher : efficacité personnelle et performance collective ", paru chez Dunod. Mardi 12 février 2008 de 18h30 à 20h30 - Centre BERNANOS 4 rue du Havre 75009 Paris - Métro : Saint Lazare
17:25 Publié dans COACHING | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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